Réchauffement climatique : les enjeux d’une gouvernance mondiale

Catalogue des cours de Institut Mines-Télécom Business School

Code

CUFF HUM 3234

Niveau

L3

Population

1ère Année Management,1ère Année Télécom

Semestre

Spring

Domaine

Sciences humaines

Langue

Français/French

Crédits ECTS

2

Coordonnateur(s)

Département

  • Langues et Sciences Humaines

Equipe pédagogique

Introduction

Exclu au départ des préoccupations des relations internationales, l’environnement depuis maintenant une bonne cinquantaine d’années occupe une place substantielle dans l’imaginaire politique des sociétés et dans les rapports entre les Etats. Si bien qu’aujourd’hui, l’environnement devient l’une des composantes non négligeables de la sécurité internationale. L’extinction des espèces, l’appauvrissement de la couche d’ozone, la demande croissante en eau, la pollution de l’air et les pluies acides, la perte de productivité des sols, ajoutées à ceux-là l’immigration climatique, les complexes interactions entre questions commerciales et environnementales, et les mobilisations grandissantes d’autres acteurs non-étatiques ont conduit à placer les questions d’environnement au premier rang des préoccupations des Etats et à inscrire ces problématiques sur l’agenda international. On en tient pour preuve les multitudes accords multilatéraux environnementaux qui ont été signés de 1920 à nos jours. L’esprit de ces accords correspond somme toute à une tentative visant à institutionnaliser une forme de gestion de la chose environnementale qui transcenderait les frontières nationales.
La recherche de cette forme de gestion nécessitant une coopération internationale certaine et une harmonisation des normes et des priorités. Car tout comme la mondialisation de l’économie, la mondialisation des problèmes environnementaux appelle la création d’élément de régularisation à l’échelle mondiale. La mondialisation des problèmes environnementaux a donné naissance à une multiplicité de structures faisant intervenir une multitude d’acteurs. Du coup, à coté des accords multilatéraux environnementaux qui fourmillent en ordre dispersé, des institutions au départ étrangères à ces questions, légitimement ou illégitimement, sont amenées à traiter de protection de l’environnement.
L’objectif vise à se questionner sur comment répondre de façon globale aux problèmes environnementaux ? Comment gouverner mondialement l’environnement ? On cherchera à comprendre comment peut-on caractériser le système actuel de « gouvernance mondiale de l’environnement » ? La question qui guidera nos propos est comment expliquer que malgré la prépondérance des questions environnementales sur la scène internationale il n’existe pas une entité unique de décision qui supplanterait ou engloberait les différents acteurs ?

Contenu

La finalité du cours est de permettre aux étudiants d’accéder aux débats contemporains sur le changement climatique tout en leur proposant un inventaire des principaux organes de gouvernance de l’environnement. Le cours revendique une approche relevant de la sociologie politique de l’international. Il entend initier les étudiants aux concepts fondamentaux de la gestion du climat.
A l’issue de ce cours, les étudiants seront sensibilisés aux principaux enjeux de la gouvernance mondiale de l’environnement. Ils seront amenés à une compréhension critique des principaux paradigmes liés à la gouvernance de l’environnement ainsi de l ‘évolution et des dimensions des questions environnementales à l’échelles internationale.

Attentes du cours

Au-delà̀ d’exposés magistraux, l’enseignement se veut interactif et encourage les débats et les interventions en classe, en faisant notamment des liens avec les événements d’actualité́ pertinents. Chaque séance inclura ainsi des activités pédagogiques visant à favoriser les interactions et l’apprentissage par les pairs.
Parallèlement, les étudiants seront appelés, en équipe, à approfondir la position d’un acteur pertinent de l’écopolitique internationale dans un des thèmes abordés.

Evaluation

Description de l’évaluation
- 50 % : contrôle continu (exposés) et/ou un devoir sur table à la date prévue reposant sur une liste de questions distribuée au début du cours semestriel.
- 50 % : contrôle final (questions de cours)

La présence est obligatoire et sera vérifiée à chaque séance.
Chaque absence injustifiée entrainera 1 point en moins sur la note de CC.

Programme

Programme grande école,Programme Ingénieur

Plan du cours

Plan du cours (syllabus-séances):

Séance 1 – Présentation du cours, des modes d’évaluation et du fonctionnement
Introduction du cours : Les fondements et les courants de la pensée environnementale.

Séance 2 – De la politisation des phénomènes environnementaux : la construction du risque global
Séance 3 - L’environnement, un nouveau paradigme sécuritaire ? (Laïcisation et guerre froide)
Séance 4 - L’environnement, un nouveau paradigme sécuritaire ? Suite (l’école de Copenhague et sécuritisation des solutions)
Séance 5 - Un début scientifique
L’environnement comme préoccupation sociale : mise en cause de la modernité

Séance 6 - 
De l’émergence de nouveaux acteurs sur l’arène internationale à La gouvernance comme modèle de gestion de l’environnement
Séance 7 – Etats, Société civile, Entreprises : Enjeux multiples, intérêts irréductibles
Séance 8 - Conférences, sommets et principes : les écrans de la gouvernance de spectacles
Séance 9 – Le climat de Kyoto à Paris : archéologie d’une « gouvernance de spectacle »
Séances 10 - RIO+20 : Simulacres en vue de la durabilité d’un modèle
Séance 11 - COP 21 ou quand la scène mondiale devient un lieu de spectacle pour l’environnement

Fiche mise à jour le 24/08/2020